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Roy Jacobsen

Autor(a) de The Unseen

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About the Author

Image credit: Photo: Bjarne Thune

Séries

Obras por Roy Jacobsen

The Unseen (2013) 527 exemplares
Child Wonder (2009) 233 exemplares
The Burnt-Out Town of Miracles (2005) 201 exemplares
White Shadow (2015) 172 exemplares
Seierherrene (1991) 152 exemplares
Eyes of the Rigel (2017) 115 exemplares
Frost (2003) 85 exemplares
Borders (1999) 67 exemplares
Bare en mor (2020) 58 exemplares
Marions slør (2007) 52 exemplares
The New Water (1987) 47 exemplares
Fata morgana : roman (1992) 38 exemplares
Ismael : roman (1998) 27 exemplares
Anger : roman (2011) 24 exemplares
De uverdige (2022) 13 exemplares
Virgo (1988) 12 exemplares
Fugler og soldater : noveller (2001) 12 exemplares
Den høyre armen : noveller (1994) 11 exemplares
Trygve Bratteli : en fortelling (1995) 8 exemplares
På randen av Vigeland (2019) 7 exemplares
Det kan komme noen : noveller (1989) 6 exemplares
Fangeliv : noveller (1982) 5 exemplares
Hjertetrøbbel : roman (1984) 4 exemplares
Juste une mère (2020) 2 exemplares
Tommy (1985) 2 exemplares
The Man Who Loved Siberia (2023) 2 exemplares
Noveller 1 exemplar
De uværdige : roman (2023) 1 exemplar
Juste une mère 1 exemplar
Aqua Vitae Second Edition (1992) 1 exemplar
Fartygets ögon (2020) 1 exemplar
Rigels øyne; Bare en mor (2022) 1 exemplar
Det Nye Vinduet (2002) 1 exemplar

Associated Works

McSweeney's Issue 35 (McSweeney's Quarterly Concern) (2010) — Contribuidor — 114 exemplares

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Op een eiland waar bijna niemand woont, heeft elke aankomst gevolgen, zelfs de aankomst van een simpele melkboot.
 
Assinalado
ADBO | 2 outras críticas | Apr 8, 2024 |
Ingrid répondit oui aux deux questions et, regardant par-dessus le dos du cheval, elle déclara qu’elle avait beaucoup voyagé au cours de cet été, mais qu’elle n’avait pas encore rencontré une seule personne sincèrement contente que la guerre soit finie.
(p. 213-214, Chapitre 30).

Les yeux du Rigel, ce sont les yeux de Kaja, la fille d’Ingrid Barrøy et d’un naufragé du Rigel, un bateau transportant des soldats allemands et des prisonniers russes bombardé au large des côtes norvégiennes par un avion anglais. Ingrid, qui est très souvent nommée Ingrid Marie Barrøy, une raideur administrative que je n’avais pas remarquée dans les livres précédents et que je sais comment interpréter ne connaît que le nom de son naufragé et le bonheur qu’elle a connu avec lui pendant les quelques semaines de sa convalescence sur son île, avant qu’il ne doive s’enfuir pour ne pas être repris par l’armée allemande.
Mais maintenant la guerre est finie, et en cet été 1946, Ingrid Marie Barrøy ne peut que partir à sa recherche, pour savoir ce qu’il est advenu de lui, s’il est vivant ou mort, peut-être, qui sait, pour le retrouver, pour mieux le connaître aussi. Alors elle quitte son île et, suivant la piste du fugitif, elle parcourt la Norvège, très souvent à pied, parfois en train. Elle met ses pas dans ceux d’Alexander, mais elle arpente ces chemins en été, alors que lui les a parcourus en plein cœur de l’hiver. On retrouve là l’attachement de l’auteur à la description des paysages changeants et du temps cyclique qui passe et repasse, imperméable aux gesticulations humaines dont il est le témoin indifférent.

Pourtant, encore une fois, ce troisième opus est très différent des précédents. Le deuxième l’était par son écriture heurtée et justement la façon dont la guerre troublait cette cyclicité du temps, cette fois, Roy Jacobsen nous emmène loin de Barrøy, l’île qui nous était devenue familière, et c’est donc une cassure spatiale qu’il instaure, après la cassure temporelle du précédent livre. Et avec cette cassure spatiale, il nous fait explorer la Norvège de l’immédiate après-guerre, un pays qui aimerait se remettre des heures sombres des occupations successives, de la collaboration, de la dénonciation, de la résistance. Rien de cela n’est dit ouvertement, Roy Jacobsen reste fidèle à sa plume discrète et toute en retenue (un euphémisme dans le cas de cet auteur…). Mais les sentiments sont là, ils affleurent, et Ingrid Marie Barrøy, dans sa naïveté parfois feinte parfois réelle d’îlienne très souvent en marge de l’histoire, les traversent ou les met à jour avec ses questions directes qui remuent un passé qui irrigue le présent bien plus qu’on ne veut se l’avouer.
Ce troisième tome a d’ailleurs lui aussi un style différent, parfois un peu difficile à suivre, avec des phrases souvent longues et avec peu de virgules, ce qui rend difficile l’interprétation des pronoms relatifs et ce qui m’a souvent obligée à relire une phrase pour en comprendre la construction. Est-ce une volonté de l’écrivain ou un effet d’une traduction trop rapide, je n’ai hélas pas tranché la question...
Mais cela, encore une fois, Roy Jacobsen a réussi à m’emporter. Les trois livres de cette trilogie (qui, je viens de m’en apercevoir a un quatrième tome qui paraîtra en mars en France) sont très différents les uns des autres mais on ne peut lire le deuxième et le troisième sans avoir lu les précédents, ils forment donc un tout, mais en même temps, afin de préserver la grâce du premier tome, j’aime aussi l’envisager comme un livre seul, sans suite. Une attitude un peu ambivalente, mais qui me convient bien, pour apprécier ces trois livres dans leur unité et leur diversité.
… (mais)
 
Assinalado
raton-liseur | 5 outras críticas | Jan 21, 2024 |
J’étais un peu réticente à l’idée de lire ce livre. J’avais beaucoup aimé [Les Invisibles] et je trouvais que le livre se suffisait à lui-même, je craignais donc que cette lecture gâche mon souvenir de la précédente ; et puis j’avais lu à plusieurs reprises que ce deuxième tome était moins bon que le premier. Je suis donc entrée un peu à reculons dans ce livre.
Et sa lecture m’a déstabilisée. On retrouve le personnage d’Ingrid Barrøy au début de l’hiver 1944, alors qu’elle rentre sur son île, seule, après avoir travaillé à l’usine sur le continent. Ingrid Barrøy ne s’en est peut-être pas rendue compte, mais 1944, c’est la guerre. Et alors qu’elle prend ses marques dans la solitude de son île, d’étranges choses commencent à se passer, et elle se retrouve tout à coup avec un naufragé dans sa maison. Je ne crois pas déflorer beaucoup de l’intrigue en disant qu’avec ce naufragé, c’est à la fois l’amour et la guerre qui s’invitent tout à coup à Barrøy.

Il est étrange ce deuxième tome. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans le livre. [les Invisibles] est un livre ou peu est dit, et c’est rarement la littérature que j’aime, mais cela fonctionnait très bien. Ici, j’ai l’impression que Roy Jacobsen en dit encore moins, au point que cela devient incompréhensible. Et on est là, tentant de comprendre à demi-mot ce qui se passe et en général n’y arrivant pas. Et tout cela dans un style que j’ai trouvé rugueux, sans vraiment pouvoir définir pourquoi, alors que j’avais trouvé le style du premier livre tellement doux avec les personnages, poétique même.

Et puis, puisqu’on est en 1944 au début de l’histoire qui couvre une année calendaire entière, il y a un moment où la guerre prend fin. Et là, étrangement, quasi instantanément, j’ai retrouvé le Barrøy du premier tome, celui d’une vie à la ferme simple, dure mais remplie, marquée par les saisons chacune apportant ses soucis et ses joies.
Et ces quelques dernières pages m’ont donné une perspective toute différente sur l’ensemble du livre : tout à coup le style heurté prend son sens et renforce le sentiment d’étrangeté que l’irruption de la guerre apporte dans cet îlot habituellement retiré du monde, les non-dits ne sont pas des manières d’auteur mais une façon terriblement efficace de transmettre au lecteur le sentiment d’incompréhension qui peut envahir les personnages.
En définitive, j’ai trouvé ce deuxième tome très intéressant, pas du tout une suite classique comme on s’y attend souvent dans les trilogies (celle-ci s’étant transformée entre-temps en une quadrilogie…). Je reste sur mon idée que [Les Invisibles] se suffisait à lui-même comme livre, mais puisque suite il y a et que je suis incapable de ne pas la lire, je suis surprise par ce que Roy Jacobsen a fait, et c’est une belle et étrange surprise.
… (mais)
 
Assinalado
raton-liseur | 12 outras críticas | Jan 17, 2024 |

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