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Augustown
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Augustown

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"In the wake of Marlon James's Man Booker Prize-winning A Brief History of Seven Killings, Augustown--set in the backlands of Jamaica--is a magical and haunting novel of one woman's struggle to rise above the brutal vicissitudes of history, race, class, collective memory, violence, and myth. Ma Taffy may be blind but she sees everything. So when her great-nephew Kaia comes home from school in tears, what she senses sends a deep fear running through her. While they wait for his mama to come home from work, Ma Taffy recalls the story of the flying preacherman and a great thing that did not happen. A poor suburban sprawl in the Jamaican heartland, Augustown is a place where many things that should happen don't, and plenty of things that shouldn't happen do. For the story of Kaia leads back to another momentous day in Jamaican history, the birth of the Rastafari and the desire for a better life"--… (mais)
Membro:poingu
Título:Augustown
Autores:
Informação:Weidenfeld & Nicolson
Colecções:A sua biblioteca
Avaliação:****
Etiquetas:2017, jamaica, male-identified-authors, monroe-doctrine-territory, words-without-borders, 2019

Pormenores da obra

Augustown por Kei Miller

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A hauntingly beautiful and yet brutal story. It's a hard combination to pull off, and Miller does it. Lyricism can be used to make ugly things too pretty and bearable but I never felt that Miller walked into this trap--instead, his poetry of expression allowed me to look straight into the story, and to see the humanity and uniqueness of his characters.

Augustown also manages to tell a lot of story in a little book--only 250 pages. In these ways I prefer it to Marlon James's bludgeon of a masterpiece, A Brief History of Seven Killings. With Augustown, I was better able to enter the book and to enjoy it on its own terms. ( )
  poingu | Feb 23, 2020 |
j’ai enfin trouvé un livre très intéressant, avec une écriture magnifique : By the rivers of Babylon de Kei Miller. Il s’agit du deuxième roman de l’auteur, paru en France, après L’authentique Pearline Portious (que j’ai dans ma PAL, mais que je n’ai pas lu bien sûr). Vous pouvez trouver un billet chez Sandrine par exemple.

Dans ce livre-ci, l’histoire est assez simple. On est en 1982, à Augustown, quartier périphérique de Kingston, capitale de la Jamaïque. Kaia revient chez sa « grand-mère » Ma Taffy, en pleurant, un peu honteux, de l’école. Son instituteur vient de lui couper ses dreadlocks, suite à ce qu’il considérait comme de la désobéissance. Or, Kaia et sa famille sont rastafari, les dreadlocks ont une très grande importance dans ce mouvement (même s’il semble ne pas y avoir qu’une seule interprétation). Dans le livre, on peut trouver deux interprétations. La première est racontée par la mère de Kaia : elle lui dit de toucher ses cheveux quand il perd courage, car cela lui rappellera qu’il est un lion, plein de force, comme sa mère, sa grand-mère. En effet, les dreadlocks sont le symbole de la force de leurs possesseurs puisqu’il rappelle « le lion de Juda qui figurait au centre du drapeau éthiopien ». La deuxième interprétation n’est pas donnée explicitement, mais présente tout au long du livre. Les dreadlocks sont le symbole de la résistance de la population noire face aux anciens colonisateurs, qui malgré l’abolition de l’esclavage, restent les maîtres de l’île.

Ainsi, Ma Taffy convoque d’anciennes histoires. Une concerne un prêcheur volant. Il y a longtemps (Ma Taffy était encore jeune), un prêcheur a décrété pouvoir voler, dans l’air. Quand il s’envolera, la Terre périra, les bons et les méchants seront séparés… Toute la population d’Augustown y croit, d’autant que le prêcheur avait déjà réalisé un miracle quelques années auparavant. Mais les habitants de Babylone (dans le mouvement rastafari, il s’agit de la société occidentale) voient cela d’un autre œil : il s’agirait plutôt d’un soulèvement de la population pauvre de la ville. En tant que telle, la manifestation sera réprimée, et minorée par la suite. Pourtant, la population comprend, à ce moment-là, que les choses peuvent changer si elle reste unie. Ce serait donc le début du mouvement de résistance d’Augustown face à Babylone.

Ma Taffy convoque aussi une autre ancienne histoire : un homme arrêté par la police, enfermé pendant une nuit, durant laquelle on lui a coupé ses dreadlocks, s’est suicidé le lendemain, en rentrant chez lui. Cela a été un choc pour tout le monde, bien évidemment. Et c’est ce qui explique aussi la crainte de Ma Taffy, de voir la mère de l’enfant, Gina, venger son fils.

Gina est un des personnages que l’on suivra, dans la seconde partie du livre, comme la directrice de l’école de Kaia, et son fils, ainsi que l’instituteur. On fera aussi la connaissance d’un petit caïd d’Augustown. Kei Miller dessine le portrait d’une société sous tension, extrêmement discriminante, où la couleur de peau fait la place dans la société, les « couches sociales » étant extrêmement imperméables. Par exemple, l’instituteur tient à être considéré comme « blanc », alors que dans les faits, il est métis. Cela lui donne la possibilité de se voir plus haut, que ce qu’il n’était en réalité.

Même si vous n’êtes pas inspiré par cette histoire, je vous conseille ce livre, car Kei Miller fait ce portrait de la société jamaïcaine, de manière très intelligente et équilibrée, jamais lourde. On ne se lasse jamais. On ne s’attache pas plus à un personnage ou à une époque, tout est intéressant. L’écrivain pose des questions à son lecteur, l’interpelle et finalement le force à considérer un monde qu’il n’a pas forcément envisagé.

Cette histoire parle de gens qui existent comme vous et moi, aussi réels que je l’étais avant de devenir une chose flottant dans le ciel, délivrée de son corps. Et vous pouvez aussi vous arrêter sur une question plus urgente : non pas de savoir si vous croyez à cette histoire, mais plutôt si celle-ci parle de gens que vous n’avez jamais envisagé de prendre en considération.

Il ne force pas le lecteur à adopter son point de vue. Finalement, le lecteur termine le livre, en comprenant un peu mieux pourquoi un événement qui peut sembler de l’extérieur anodin provoque un « autoclapse », terme de dialecte jamaïcain pour désigner « un désastre imminent, une calamité, le plus grand trouble qui soit ». C’est un livre que je vous conseille pour cela : c’est un très bon roman, avec une belle écriture, mais surtout il permet de toucher du doigt une réalité qui n’est pas forcément celle de son lecteur. ( )
  CecileB | Nov 1, 2019 |
In Kei Miller's novel, Augustown, a poor suburb of Kingston, Jamaica, is a hotbed of social unrest and marvels in equal measure: of flying preachermen and colourism, of old women singing one last, beautiful song before they die and of the devastating consequences of a young Rastafarian boy being forcibly shorn of his dreadlocks. Miller's prose is a pleasure to experience, sliding with effortless ease along the scale from standard English to Jamaican patois. It's been a while since I read a novel written with such deftness: with a poet's sensitivity to the rhythms of language but without any need to show off. Highly recommended. ( )
  siriaeve | Dec 4, 2017 |
Quality of Writing: 8.93
Glad you read it?: 8.54
  bookclub4evr | Sep 26, 2017 |
Atmospheric.
I particularly wanted to enjoy this book as the author was at our literary festival and he was just lovely. He was the only man on a panel for International Ladies Day and had such empathy. I really felt this empathy in the way he wrote his main character of Augustown, the elderly, blind, Ma Taffy.

I was listening to the audio version of this book, read by Dona Croll, which was great for getting the correct Jamaican accent, but a bit irritatingly slow.

However, for me, the part that lowered my star rating was the story about the flying preacherman, which didn't grab my attention at all. What I didn't realise when listening was that this story represented the beginnings of the Jamaican religion of Bedwardism, which, to quote Wikipedia, 'was one of the most popular Afro-Jamaican politico-religious movements from the 1890s to the 1920s".

The rest of the novel was excellent and the characters were interesting. Ma Taffy's great-nephew, Kaia, has his dreadlocks cut off by a teacher and there is a nice circle of connections between the characters of Ma Taffy's family as the story progresses.

A heavy atmosphere of impending trouble and doom runs throughout the novel and is excellently portrayed by the author. In the opening scene we meet a young gangster who thinks Ma Taffy doesn't know he hides his guns under her house, and later the Rastafarians mass to protest the cutting of Kaia's dreadlocks. Class segregation and social hierarchy felt like a living entity that could spark a riot at any time. ( )
  DubaiReader | Mar 14, 2017 |
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Epígrafe
Dedicatória
Primeiras palavras
Citações
Últimas palavras
Nota de desambiguação
Editores da Editora
Autores de citações elogiosas (normalmente na contracapa do livro)
Língua original
DDC/MDS canónico

Referências a esta obra em recursos externos.

Wikipédia em inglês

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"In the wake of Marlon James's Man Booker Prize-winning A Brief History of Seven Killings, Augustown--set in the backlands of Jamaica--is a magical and haunting novel of one woman's struggle to rise above the brutal vicissitudes of history, race, class, collective memory, violence, and myth. Ma Taffy may be blind but she sees everything. So when her great-nephew Kaia comes home from school in tears, what she senses sends a deep fear running through her. While they wait for his mama to come home from work, Ma Taffy recalls the story of the flying preacherman and a great thing that did not happen. A poor suburban sprawl in the Jamaican heartland, Augustown is a place where many things that should happen don't, and plenty of things that shouldn't happen do. For the story of Kaia leads back to another momentous day in Jamaican history, the birth of the Rastafari and the desire for a better life"--

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